Bordj Menaïel ! Tu nous as manqué dans ta laideur, dans la poussière de tes rues brûlées par l’implacable soleil d’août, dans la désolation et le désert de ton oued à sec, dans le tombereau de fumier sortant de l’écurie en plein village, dans tes cigognes qui faisaient si bon ménage avec les hommes, dans tes soirées d’hiver aussi tristes que les après-midi de canicule, dans le grouillements de tes djemâa. Tu nous a manqué, quand derrière les hauts murs d’un lycée nos études poussaient le temps semaines après semaines vers les retrouvailles des vacances. Il n’y a plus de lycée, plus de vacances, plus de retrouvailles à espérer et … tu nous manques encore !
Combien on a raison de dire que celui qui a quitté son pays a tout perdu !